Centre Social de Condé sur l'Escaut

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Les années 1980

Le centre Socio-Culturel de Condé sur l’Escaut ouvre ses portes au public en février 1974. L’équipe professionnelle n’est constituée que d’un animateur responsable et d’une maîtresse de maison qui s’occupe en même temps de l’accueil et de l’entretien des locaux.

Jusqu’à la fin des années 70, le centre Socio-Culturel propose un panel d’activités pour les adultes, les jeunes et les enfants. Elles sont assez traditionnelles : clubs échec, couture, photo, guitare, peinture sur soie, gymnastique pour adultes, ping-pong. Des activités pour quelques enfants sont organisées le mercredi après midi et les après midi des petites vacances scolaire. La structure héberge aussi diverses associations et permanences (association de défense des locataires, CAF…).

Au tout début des années 80, avec le changement de responsable, le centre innove dans un faisceau d’activités de plein air, originales pour l’époque : spéléologie, escalade, ski de fond, randonnée pédestre et cyclo… en direction des adolescents et des familles.

En 1983, un poste d’animateur jeunes est créé (« poste B » fiancé par le Conseil Général). C’est aussi à cette époque que la situation sociale se dégrade et que l’on ressent les retombées de l’embrasement des banlieues en France. Localement, Condé sur l’Escaut n’échappe pas à ce contexte national qui se dégrade. La situation économique et industrielle n’est pas étrangère à cette situation. Les trente glorieuses d’après guerre commençaient à s’estomper. La Fermeture des pôles miniers (Fosse Ledoux à Condé sur l’Escaut en 89), entre autre, ne fut pas étrangère à la dégradation du contexte social dans les nombreuses cités minières que compte Condé sur l’Escaut. Au niveau local, le centre Socio-Culturel est vandalisé quotidiennement. Après un début d’incendie volontaire, la quasi totalité des locaux est fermée au public. Des travaux de rénovation commencent très difficilement. Il est important de rappeler que l’ACSRV (association loi 1091) est propriétaire des locaux.

Pendant ce temps, ne pouvant plus travailler dans ses murs, le directeur et l’animateur de l’époque proposent à la municipalité de mettre leurs compétences au service de projets de développement, dans d’autres quartiers de la ville. C’est cette initiative qui, encore aujourd’hui, permet au centre social d’intervenir sur l’ensemble du territoire de la commune et pas seulement dans le quartier de la Chaussiette.

Le deuxième directeur du centre social quitte ses fonctions en 1985. Le bâtiment et l’équipe sont à reconstruire. Il faut aussi écrire un projet social pour répondre aux nouvelles exigences de la CAF. C’est en effet le début de la contractualisation afin d’obtenir « l’agrément centre social » qui garantit certaines subventions.

Suite au départ de son deuxième directeur depuis sa création, en 1985, le centre social est face à son destin. Comment et avec qui le faire renaitre de « ses cendres » ? Le contexte a changé, les mentalités, les attentes des populations et les pratiques des professionnels se spécialisent de plus en plus. Les responsables de l’ACSRV de l’époque font, dans un premier temps, le choix de ne pas remplacer le directeur.

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